Avant l'abattage rituel.

Avant l'abattage rituel.

Avant l’abattage

A. L’élevage

En plus des problèmes de souffrance engendrée par l’abattage industrialisé des animaux, l’élevage et les conditions de transport posent question. A titre d’illustration, un bœuf perd en moyenne 30kg pendant le transport et l’attente précédant son propre abattage.
Pendant l’élevage, les volailles sont entassées sans précautions : les fractures et autres dommages corporels touchent entre 15 et 20 millions d’oiseaux selon certaines études. L’Université de Bristol a par exemple révélé que 24% des poules de batterie subissaient des fractures pendant le ramassage.

Environ 135 millions de dindes sont élevées chaque année en France, et la plus grande partie est élevée intensivement, dans des hangars sans fenêtre, humides et insalubres. Chaque dinde dispose en générale de moins de 15 cm², pendant toute la phase d’élevage et donc de vie.

Or, les viandes consommées par les musulmans proviennent essentiellement d’élevages industrialisés, dont les conséquences sur la santé ne sont pas clairement déterminées. Les élevages industriels (soit 90% de la production nationale) utilisent une longue liste de produits chimiques (il est même évoqué de réintroduire les farines animales au niveau européen) afin que les animaux puissent, artificiellement, supporter leurs conditions d’élevage et grossir rapidement.
Ces substances se retrouvent dans la viande et posent de sérieux problèmes de santé pouvant aller jusqu’au cancer selon certains spécialistes.

Rappelons à ce titre que le Prophète (pbsl) a interdit la consommation d’AlJalala : cette bête qui consomme des excréments. Toutefois, plusieurs savants ont élargi le champ de l’interdiction de consommation aux animaux étant nourri de matière animale ou dangereuse.

De nombreux écrits rappelle les règles fondamentales dans le traitement des animaux, lors de l’élevage, pendant le transport, à la bouverie, … Pour de plus amples informations, nous conseillons au lecteur les sites et ouvrages disponibles dans l’ergot de droite «Références».

B. Le Transport

Le transport peut être une cause importante de souffrance en particuliers lors des longs trajets. In conviendrait donc d’atténuer au maximum cette souffrance en évitant les entassements excessifs d’animaux dans les camions, trains et bateaux. Les acteurs concernés devraient veiller à un équipement correct destiné à améliorer la ventilation et à réguler la température.
Il est aussi important dans de telle condition de prévoir des possibilités pour les animaux de s’abreuver et éventuellement se nourrir.
Lors des déchargements et chargements les animaux sont souvent maltraités. Il faudrait assurer une formation adaptée au personnel intervenant afin de limiter au maximum ce type de pratique.
Il faut aussi rappeler que les transporteurs d’animaux doivent disposer d’un agrément délivré par les directions départementales des services vétérinaires qui supposent que leurs personnels soient formés et dispose d’un certificat d’aptitude.

C. Méthodes de contention

La contention peut avoir un impact important sur le stress des animaux, avant et pendant l’abattage, puisque la conformité des outils de contention peut influer sur la qualité de saignée.

Avant tout, il est important de veiller au bon traitement des animaux lors du chargement dans le box afin de minimiser le stress et la douleur. A ce titre, il faut signaler que les opérateurs doivent avoir fait l’objet d’une formation adaptée aux manipulations pré et post saignée, afin d’atténuer les risques d’erreurs, pouvant causer, stress, douleur, mais aussi accident.

Quelque soit l’outil retenu, il doit de manière préférentiel être suffisamment éclairé et être conçu pour éviter de causer des douleurs à l’animal. Les bords devraient donc être arrondis et le plancher suffisamment adhérents pour limiter les risques de chute. Il n’est par ailleurs pas concevable d’abattre des bêtes dans des box inadaptés à leur taille.

S’il faut porter une vigilance particulière à ne pas trop presser l’animal, à l’inverse, il ne peut être par exemple admis que des veaux soient abattus dans des box pour bœufs. Les volailles devraient par ailleurs, comme c’est le cas pour les autres espèces, être abattues en étant contenues afin d’éviter les battements d’ailes causant stress et douleur à l’animal. Aussi, dans le cas des volailles il est recommandé que le système de contention soit maintenu jusqu’à la mort complète de l’animal.

La contention verticale des bovins permet d’une part, d’accélérer le processus de mise à mort, et permet d’autre part à l’animal d’être abattu debout donc dans une position naturelle. Cependant, cette position comporte des inconvénients majeurs. Elle nécessite une grande habileté du sacrificateur, et multiplie les risques aussi bien pour l’opérateur que pour la bête en particulier le risque de contact avec la plaie. Si malgré tout, l’abattoir utilisait ce procédé, l’opérateur devrait veiller à ce que l’animal ne soient pas soulevé du sol.

Les box de contention rotatif sont une solution intéressante pour contourner ce problème. Toutefois, la bête tournée sur le dos, donc dans une position non naturelle, est plus stressé d’une part à cause de la pression de sa panse sur les organes thoraciques, d’autre part à cause de la nécessité de restreindre d’avantage l’animal pour éviter tout mouvement. En passant par une position intermédiaire en biais à 45°, il semblerait que nous atteignons la position optimale pour atténuer la douleur, minimiser le stress et réaliser le sacrifice dans les meilleures conditions. Rappelons qu’il est d’ailleurs recommandé en Islam d’abattre l’animal en le couchant sur le côté gauche. Lors de la rotation, l’opérateur devrait opérer en douceur et sans mouvement brusque.

Une fois la bête installée, la saignée doit être réalisée dans des délais assez courts et éviter par la suite tout contact avec la plaie. Toutefois, l’opérateur devra au préalable s’assurer que la mentonnière maintienne correctement le cou de l’animal tout en laissant un espace suffisamment large pour réaliser le sacrifice et afin d’éviter tout mouvement au moment de la saignée et après celle-ci.

Les animaux ne doivent pas être manipulés avant d’être totalement inconscient. L’opérateur devra donc au préalable constater la perte de position.

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