L'abattage

L'abattage

L’abattage

A. L’ assommage

Concernant l’ assommage, nous devrons développer d’avantage, puisqu’il s’agit d’un sujet central autant dans le cas de l’abattage rituel qu’en rapport avec la question du bien-être animal

Pistolet à tige perforante

Le pistolet à tige perforante est essentiellement utilisé pour assommer les bovins, tel que recommandé par la FAO, mais peut aussi l’être plus rarement pour d’autres espèces telles que les ovins, en pratique. Le pistolet est équipé d’une tige qui en activant l’arme soit par une gâchette, soit par contact avec l’animal, doit perforer la boite crânienne. Cette méthode est censée faire perdre conscience à l’animal et ne permet pas la réversibilité du processus. Par réversibilité, nous ferons référence à la capacité de l’animal à reprendre conscience suite à l’application d’un procédé d’ assommage. Une méthode irréversible est donc en mesure de tuer l’animal.

Percussion

Le pistolet à percussion est activé par gâchette et provoque une commotion au p

oint d’impact. Activé par air comprimé ou par une balle à blanc, la puissance du choc est tel que l’animal peut en certaine circonstance ne plus se relever du choc. Cette méthode qui échoue dans plus d’un cas sur trois s’avère donc aussi irréversible, ne garantissant pas le recouvrement de la conscience de l’animal.

Electronarcose

L’ Électrocardioscope est un procédé d’ assommage par électricité. Il existe deux méthodes principales, l’une appliquée à tout le corps, et l’autre appliquée uniquement à la tête. Les jeunes bovins, le

s ovins et les volailles sont susceptible d’être « étourdis » par ces procédés. Appliqués par le biais d’une pince à deux électrodes sur la tête des ovins,l’ électronarcose est aussi pratiquée en plongeant la tête des volailles dans un bac d’eau électrifié. Les volailles sont suspendues tête vers le bas sur une chaîne avançant à grande vitesse (environ 15 000 / heure) qui traversent un beau d’eau électrifié.

Exposition au dioxyde de carbone.

Les animaux sont convoyés vers une pièce dont la concentration gazeuse est forte où ils seront exposés au gaz pendant un temps variable selon les espèces, qui sont généralement des volailles ou des po

rcs. La composition du gaz est assez variable, par l’introduction d’argon, de nitrogène ou d’oxygène, et peu avoir des incidences très différentes pouvant aller jusqu’à la mort par suffocation. En France, l’étourdissement au gaz est encore peu utilisé dans le cas de l’abattage rituel. Le problème majeur de cette méthode en dehors de la complexité à définir des mélanges gazeux adéquats réside dans le fait que les animaux ne sont généralement pas exposés au gaz sur une période similaire. En effet, entre les premières bêtes sortit du caisson pour l’abattage et les dernières, plusieurs dizaines de minutes peuvent s’écouler. Hors l’un des critères permettant d’atténuer l’irréversibilité du processus est de limiter la durée d’exposition

1. L’assommage en question

Comme le signalent Wotton et Grégory dans leur étude de 1986, l’ assommage correspond plus à un choix de mode de mise à mort. Hors cette affirmation, rapporter aux pressions de la bourgeoisie au 18e siècle (cf. chapitre douleurs animales), nous amène à penser que Noémie Vialles n’a pas tort :
« Très généralement, les analyses de personnes supposées savoir concluent qu’en fait rien n’est certain concernant l’étourdissement préalable à la saignée ; mais qu’en tout état de cause, le spectacle de la saignée directe est si violent, si pénible pour le regard humain, qu’il convient de l’épargner aux hommes, quoi qu’il en soit pour l’animal. Ce que l’étourdissement supprime le plus sûrement, c’est donc le malaise. » .

C’est finalement l’intérêt de l’homme plus que celui de l’animal qui est en jeu d’autant qu’« Il est établi que la relation « lésion-douleur » n’est pas toujours systématique, il existe des douleurs sans lésion et des lésions sans douleur. La douleur n’est pas seulement fonction de l’importance du dommage corporel. »
L’abattage rituel n’est donc pas forcément synonyme d’une plus grande souffrance parce que « plus spectaculaire ».
Par ailleurs la plus part des études « comparent » la souffrance causée par la saignée avec et sans étourdissement, mais rare sont celles qui incluent la souffrance causée par l’étourdissement.

De nombreux scientifique ont démontré qu’il existait de sérieux doutes sur la nature douloureuse de l’ électronarcose, sa portée et sa durée.

– « Rien n’indique que la décharge électrique ne soit pas par elle-même douloureuse et ressentie …. La même question se pose dans le cas du pistolet d’abattage. …. Néanmoins, l’expérience en clinique humaine de tels traumatismes, quoique non univoque, montrerait pourtant qu’ils sont douloureux »

– L’ EFSA reconnaissait aussi, dans son rapport de 2004, que « La souffrance par l’ électronarcose est violente ».

– Le Dr. Blackmore affirmait en 1982 que “L’étourdissement électrique des veaux par “la tête seulement” est inhumain dans toutes les circonstances” .

– Le Dr. Katme, qui conteste le bien fondé de l’ assommage : « En tant que docteur, j’ai pratiqué pendant plus que 10 ans et fait subir des chocs électriques (Electro-Convulsive Therapy- ECT) à des patients (avec maladie mentale) mais uniquement après une anesthésie générale. Le conseil médical barrera mon nom du registre si jamais j’ose faire pratiquer l’ ECT sans anesthésie car ça serait très cruel de faire ainsi. Je me demande si ce n’est pas aussi cruel pour un animal ? Bien que le voltage utilisé pour l’ ECT est plus faible que celui appliqué aux animaux, cela ne reste-t-il pas cruel ? ».

Plusieurs scientifiques dénoncent de la même manière la méthode d’ assommage par gaz car elles seraient cause de stress important pour les animaux :
– Le Dr. Temple Grandin considère que : l’étourdissement au CO2 est plus stressant qu’un étourdissement électrique ou à pistolet appliqué correctement.Temple Grandin 1980

– Le Dr. Gregory affirme que : Certaines de ces réactions peuvent être à l’origine d’une sensation de douleur, liée à l’inhalation des gaz, notamment du CO2 (Grégory et al., 1990; Raj & Grégory, 1995).

– L’ INRA rapporte qu’« On pense que comme pour l’homme, la perception de ce gaz est désagréable, voire douloureuse, et provoque des réponses parfois prononcées chez les animaux.»

2. L’assommage en pratique

Plusieurs problèmes peuvent être rencontrés en abattoir, contrairement à l’illusion d’idéal qui peut être donné par certains experts pro-assommage :
– Les cadences souvent rapides ne permettent pas d’appliquer le procédé d’étourdissement correctement. De nombreux échecs sont donc constatés

– Les outils d’ assommage ne sont pas standardisés dans les abattoirs, encore moins les paramètres d’utilisation de l’ électronarcose. Les conséquences peuvent donc être très variables d’un site à l’autre et d’une bête à l’autre.

– Dans la grande majorité des cas d’utilisation de l’ assommage, à ce jour, nous aboutissons à la mort de l’animal. Les rares cas permettant un processus réversible sont très souvent difficiles à gérer.

– Comme l’affirme le Dr Daily certaine méthode d’étourdissement peuvent comporter des risques de contamination microbienne interne et/ou externe des parties comestibles et des organes.

– Les volailles représentent près de 70% du marché de la production halal en France, dont 90% des bêtes sont assommées par électronarcose. Hors l’application de l’ électronarcose sur les volailles comporte de multiple risque ingérable pour garantir le bon fonctionnement du procédé :
« Le contact physique entre les oiseaux très proche sur la chaîne, la variation de la résistance électrique de volatile à volatile, la variation de la profondeur d’immersion (en raison de la taille des oiseaux) ne permettent pas de maintenir des conditions de bien-être satisfaisantes. »
« Les oiseaux peuvent recevoir des chocs électriques au moment d’entrer dans le bain électrifié de l’ électronarcose, souvent parce que leurs ailes sont plus basses que leurs têtes, ou parce que l’eau électrifiée déborde du bain. Ces chocs électriques peuvent induire des mouvements d’ailes et par conséquent, la tête de l’animal peut manquer partiellement ou complètement le bain électrifié. La fréquence du phénomène est plus élevée chez les dindes, qui ont des ailes plus larges que les poulets »

– De nombreux cas d’échec sont par ailleurs constatés du fait du manque de formation des opérateurs.

3. Réversibilité du processus :

La réversibilité du processus d’ assommage suppose que l’on puisse garantir (de façon certaine) que l’animal soit en mesure de reprendre conscience suite au choc, et qu’il n’en mourra donc pas ou ne subira pas de dégâts importants provoquant des incapacités handicapantes. C’est la condition pour qu’un tel procédé soit considéré comme licite (halal).

Sur les bovins
L’ Académie Vétérinaire, ne s’est pas épanchée sur les techniques d’ assommage par pistolet dans son rapport sur la réversibilité des méthodes d’ assommage en 2006, considérant qu’elles étaient problématiques dans le cas de l’abattage rituel. Ainsi, le Dr Grandin affirme que les expériences menées en abattoir sur les bovins assommés à l’aide d’un pistolet à cheville perforante causent des dommages irréversibles provoquant la mort de l’animal.
Concernant l’utilisation du pistolet à percussion, un taux de 30 à 40 % d’échec est généralement constaté lors du premier coup et rend cette pratique inadaptée.

Sur les volailles :
La problématique de l’ assommage pose surtout problème dans le cas de l’ électronarcose.
Or, Plusieurs études prouvent l’impossibilité à garantir la réversibilité de l’ électronarcose appliquée aux volailles.

– La FAWC a fait état d’un retour négatif sur la praticabilité de l’ électronarcose dans le cas des volailles, puisqu’un tiers des bêtes n’étaient pas étourdies et un tiers mourraient. «Report on the Welfare of Poultry at the Time of Slaughter», Farm Animal Welfare Council, 1982
– La MAFF confirme qu’“Un nombre considérable a été tué suite au choc de l’étourdissant”. [(24% sont morts au Royaume Uni, MAFF 1999, 17 à 37% aux Etats-Unis).

– Le Dr. Raj (2006), le Dr. Mouchonnière (1999 -2000), (Le Dr. Bilgili (1992), le Dr. Schutt-Abraham (1983), le Dr Sparrey (1992), ainsi que l’INRA ont démontré que le nombre de paramètres à prendre en considération lors de l’assommage des volailles rendent impossible la mise en place d’une procédure fiable. Les saisons, les conditions de transport, les espèces, les races, le sexe, l’hygiène, l’état du matériel (crochets, bac, …) et la salubrité de l’abattoir sont autant de conditions croisées pour déterminer la fiabilité de l’étourdissement.
Chacune de ces conditions pouvant avoir une influence sur la vie de la volaille ayant subie l’ électronarcose.

– Le Dr. Mouchonière a testé avec différent paramètres l’ électronarcose sur des dindes. Il a prouvé qu’il était possible d’atteindre 0% de mortalité, mais pas de le garantir. En effet, en utilisant des caractéristiques équivalentes (600 Hz, 150 mA, 4 s), il a obtenu des résultats opposés à un an d’intervalle. Alors qu’en 2000, 0% des dindes mourraient du choc électrique, en 1999 30% d’entre elles ont succombé.
Signalons par ailleurs que ta thèse prônant l’idée qu’augmenter la fréquence de l’ éléctronarcose suffirait à résoudre le problème est fausse. Tout d’abord, les éléments à prendre en considération sont nombreux comme signalé ci-dessus.
Ensuite, le Dr. Mouchonnière a utilisé une fréquence très élevé (600 Hz) dans ces études et les résultats ont été non concluants.

Enfin, l’augmentation de la fréquence s’oppose à l’objectif visé : Atténuer les souffrances des volailles. En effet, les experts sont unanimes pour affirmer qu’augmenter la fréquence, réduit la durée d’inconscience qui doit être d’une durée minimale pour permettre à la volaille d’être saignée en sortie du bac d’électronarcose, puis de mourir complètement à la suite de cela.
L’électronarcose sur les volailles ne peut être considéré comme halal. C’est d’ailleurs l’avis de l’ensemble des conseils de savants internationaux.
Il existe une autre technique « d’assommage » des volailles ; Par gaz :

Or, le Dr. Raj, considéré comme l’un des spécialistes affirme l’impossible réversibilité des méthodes d’assommage par gaz qu’il a testé :
« Les quatre méthodes énumérées ci-dessous (recommandation pour l’étourdissement des volailles par gaz) tueraient les poulets s’ils sont exposés pendant un temps suffisant dans des caisses ou convoyeurs: … Quoi qu’il en soit, le rythme cardiaque ne pourrait ne pas être assez fort pour entraîner la réanimation ou la reprise de conscience »Raj and Gregory, 1991
Par ailleurs, l’un des critères majeurs de « réussite » (faire perdre conscience à l’animal) de l’assommage par gaz repose sur la durée d’exposition. Or dans le cas des volailles, l’exposition au gaz n’est pas similaire (en durée), c’est pourquoi il existe un risque important de mortalité par assommage.

Sur les ovins :
Les tests démontrent la réversibilité du processus d’assommage par électronarcose sur les jeunes bovins et ovins. Toutefois, pour le bien-être animal l’association AVS refuse de pratiquer l’électronarcose sur les ovins.
En effet, en sus des arguments précédemment évoqués contestant le bien-fondé de l’assommage, il est prouvé que l’abattage rituel sur les ovins permet une perte de conscience rapide (environ 5 secondes). Il est donc totalement inutile d’ajouter un quelconque procédé au préalable, d’autant que l’électronarcose provoque une douleur supplémentaire au moment de son application.

Par ailleurs la notion d’assommage réversible est continuellement reprise tout au long des différents rapports des associations de protection animale, puisque de nombreux abus d’abattage sans étourdissement seraient constatés sur les ovins.
Cette affirmation repose sur deux études françaises, l’une de l’ OABA affirmant que 55% des ovins seraient sacrifiés sans assommage.
Mais, cette étude est inutile car elle porte sur le nombre d’abattoirs et non sur le nombre d’animaux.
La seconde étude de la DGAL (Direction générale de l’alimentation) estime à 49%, les ovins abattus sans étourdissement. Nous tenons à signaler qu’après avoir contacté l’ OABA, ils nous ont affirmé ne pas être les auteurs de cette étude. Il s’agirait en fait de Florence Bergeaud Blackler qui aurait produit ces chiffres en se basant sur des rapports de l’OABA

Or, il faut savoir que la France importe 60% de sa consommation ovine annuelle. OFIVAL 2008 Les 49% susmentionnés, ne représente donc au final que 20% de la consommation annuelle française. De plus, selon plusieurs experts les musulmans, qui représente environ 10% de la population, consommeraient trois fois plus de viande ovine que le reste de la population et ils représenteraient donc le quart de la consommation ovine nationale (25%). Florence Bergeaud-Blackler, 5 juin 2006 – Voir également rapport COPERCI-2005

In fine, ces chiffres ne font que prouver une fois de plus que les musulmans consomment de la viande abattue avec assommage à leurs insus, alors qu’on nous rabâche le contraire.

Signalons par la même occasion que la moitié des abattoirs d’ovins en France ne sont pas ou sont mal équipés pour maintenir les animaux avant l’abattage, et que nous entendons beaucoup moins de revendication sur ce sujet. Pratique de l’abattage rituel des animaux de boucherie dans les abattoirs français. Conformité des matériels de contention, données 2007 – enquête DGAL – BEAD mai-juin 2008.

B. L’étourdissement après la saignée :

C. Bien être animal et abattage rituel

De nombreux scientifiques ont démontré que l’abattage rituel était « la meilleure façon » de mettre à mort un animal :

– Le Docteur S. M-T. Pouillaude-Bardon : « Lorsque l’instrument est bien affûté et le geste est rapide, l’incision ne provoque chez l’animal aucun mouvement de défense et aucune réaction immédiate (…). Au contraire, des mouvements de défense à caractère volontaire ont été observés chez des animaux assommés au moment où le couteau s’enfonce pour trancher les jugulaires et carotides ». l’abattage rituel en France », Dr. S. M-T. Pouillaude-Bardon, thèse de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, 1992
– Le Docteur S. M-T. Pouillaude-Bardon affirme aussi que « L’abattage rituel serait donc le moins stressant des modes d’abattage. Les conclusions de toutes les expérimentations scientifiques convergent vers une certitude solidement étayée : bien réalisé, l’abattage rituel est la façon la plus humaine car la moins traumatisante de mettre à mort un animal pour consommer sa viande » l’abattage rituel en France », Dr. S. M-T. Pouillaude-Bardon, thèse de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, 1992
– La société de protection des animaux de Saint-Pétersbourg, citée par N. Vialles : « Il n’en est que plus intéressant de souligner qu’il s’est trouvé des protectionnistes assez scrupuleux pour rechercher quel était réellement, pour les animaux eux-mêmes, le procédé le moins douloureux. Dès 1980, à l’initiative de la société de protection des animaux de Saint-Pétersbourg, des études scientifiques furent entreprises, qui conclurent à la supériorité de l’abattage rituel – cacher en l’occurrence – quant au traitement humanitaire des animaux. En bonne logique, le procédé de la saignée directe fut par conséquent adopté par les SPA de Russie et des Etats-Unis d’Amérique. Néanmoins, la plupart des pays d’Europe ont au contraire légiféré dans le sens de l’insensibilisation obligatoire. Les conclusions des premiers travaux ont-elles donc été remises en causes par de nouvelles connaissances ? ». N. VIALLES, « Une mort indolore ? Remarques et questions autour des procédés d’abattage des animaux de boucherie », publié dans « L’homme et l’animal : un débat de société, », Edition Quae, 1999.
– Le Docteur Grandin déclare qu’« il semble que l’animal n’est pas conscient que sa gorge est coupée ».

– Le Prof. Charles Lovett Evans, F.R.C.V.S., dit :- » … l’animal reste calme sans bouger au moment de la coupe, et seulement après une minute ou plus tard que les convulsions commencent. Nous savons que l’animal a perdu sa conscience bien avant. » …« Selon les principes de la physiologie, il est clair que suite à la coupure de vaisseaux aussi large la pression artériel du sang chute, immédiatement, jusqu’à un niveau très bas, de plus avec les artères carotides coupées, une grande partie de l’alimentation sanguine du cerveau est perdu immédiatement et il en résulte une perte immédiate de la conscience. Estimer que l’animal souffre est, à mon avis, absurde. Je considère que la méthode est équivalente aux autres méthodes».

– Le Professeur Leonard Hill affirme qu’aucune mort ne puisse être plus clémente, en prenant en compte que l’animal contrairement à l’homme, n’a pas de connaissance ou de peur de la mort imminente. « Une évaluation récente de la méthode islamique d’abattage », Dr KATME – Symposium de l’UFAW, 18-19 /09/1986 12/24/
– Le rapport de l’EFSA évoque les effets bénéfiques de l’abattage rituel concernant un autre aspect, l’évacuation du sang : « Il a également été signalé que les résultats de l’abattage sans étourdissement préalable permettent une évacuation maximum du sang (45% du volume sanguin total.» “Welfaire aspects of animal stunning and killing methods” – EFSA – AHAW /04-027-2004
– Une expérience a été menée en Allemagne, à l’université d’Hanovre, par le Professeur Schultz et le Docteur Hazim : un animal est abattu après assommage, de la façon classique, tandis qu’un autre est abattu par une profonde incision pratiquée dans ses veines jugulaires, sa trachée- artère et son œsophage. On a pris soin, auparavant, d’implanter sur chacun des deux un électroencéphalogramme et un électrocardiogramme. «Les résultats en ont surpris plus d’un (…).
C’est l’animal abattu par la profonde incision qui souffre le moins. Trois secondes après l’incision, l’électroencéphalogramme montre en effet un état de profonde inconscience (qui est provoquée par la faible irrigation sanguine du cerveau, due à l’hémorragie).
Six secondes après, l’électroencéphalogramme est plat (et il n’y a donc plus de douleur ressentie par l’animal). Pendant le même temps, le cœur continue à battre, et le corps de l’animal se tend vigoureusement (un réflexe dû au système nerveux), ce qui expulse le sang de façon maximale hors du corps, pour une viande plus saine.»

D. La saignée

Il est recommandé de saigner l’animal dès qu’il est restreint dans son box. Le sacrificateur devra veiller à couper le cou de l’animal en tranchant les deux artères carotides et les veines jugulaires sans toucher l’os de la colonne vertébrale avec son couteau.

Afin de réaliser la coupe par un seul mouvement et donc une seule coupure, donc sans scier, le sacrificateur devra utiliser un couteau adapté à la taille du cou de l’animal. Il devra surtout veiller avant l’abattage de chaque bête dans le cas des bovins et ovins, et après chaque camion dans le cas des volailles, que son couteau soit affuté, aiguisé et très tranchant.

Le sacrificateur ou un contrôleur devront s’assurer que la bête a été correctement sacrifiée, tout en évitant au maximum (sauf si nécessaire) tout contact avec la plaie tant que l’animal n’est pas totalement inconscient.
Si ces vérifications aboutissaient a une constatation de mauvais saignement, le sacrificateur devrait soit finaliser le saignement si la bête est vivante, dans le cas contraire écarté la bête du circuit halal.

Les animaux ne devront pas être libérés de la contention avant la perte de conscience ou plus clairement la perte complète de la posture.
Il est interdit de commencer à dépecer l’animal ou lui couper une partie de ses membres avant sa mort complète.

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